Archives de catégorie : Information

COMMUNIQUÉ FSU : annonces de la Ministre

Madame la Ministre,

à la Réunion on sait lire, on regarde la télé et on fréquente les réseaux sociaux : vous nous servez les mesures Macron déjà annoncées pour toute la France !

Le mouvement initié par les Gilets Jaunes entame sa 13ème journée de mobilisation pour exiger des mesures immédiates et précises qui permettront de sortir enfin la tête de l’eau après des décennies de difficultés : pauvreté, précarité, retards structurels, difficultés scolaires, chômage, niveau de vie, cherté de vie,… Les revendications de la FSU sont au coeur de ces problématiques.

Hélas sans étonnement, la FSU constate que vous êtes arrivée les mains vides. Après les sourires et l’écoute, vous vous êtes cantonnée à annoncer quelques mesures déjà prévues pour toute la France qui seront simplement appliquées un peu plus tôt parfois :

taxe d’habitation, prime d’activité, places en crèche, minimum vieillesse et Allocation Adulte Handicapé à 900 euros (soit toujours sous le seuil de pauvreté !), heures supplémentaires (travailler plus pour gagner plus, air connu…),… Les Réunionnais ne sont pas dupes.

Comment justifiez vous ce que l’État octroie à La Réunion, soit 6055 euros par habitant, comparé à ce qui est accordé à votre territoire, St-Pierre-et-Miquelon, soit 16140 euros par habitant ?

Si l’idée d’un site internet sur la transparence de l’attribution des fonds publics peut être intéressante, pourriez vous nous donner les détails de l’impact du CICE sur l’emploi à La Réunion ?

Vous mettez en avant le Livre Bleu mais Mme La Ministre, il semble que les Réunionnais n’en veuillent pas.

La FSU considère que la situation sociale exige des mesures fortes et immédiates sur les prix, le pouvoir d’achat, les logements, la fiscalité,… pour la Réunion !

Il est aussi plus que temps de renoncer à dévaster les services publics ici plus qu’ailleurs avec les projets CAP22 et toutes les réformes sectorielles ; il est urgent de rendre aux services publics tous les moyens dont ils ont été privés pour réussir à rester le meilleur rempart contre les inégalités.

Et à quand des excuses pour l’usage inapproprié de la violence policière lors de charges effectuées peu de temps avant la levée des barrages ou sur des barrages non bloquants?

Ne pas répondre à l’essentiel est une faute, feindre l’empathie est une honte !

FSU Réunion

REPRISE DES COURS COMMUNIQUÉ FSU NOVEMBRE 2018

Le Rectorat a décidé de préparer une reprise prochaine des cours dans les établissements scolaires alors que le mouvement des Gilets Jaunes ne s’essouffle pas, au contraire. Il demande par ailleurs aux personnels de prévoir une discussion d’une heure avec leurs élèves sur la crise sociale actuelle.

Alors que le président de la République ne répond à cette crise que par un discours martial et répressif, l’État se défausse maintenant sur les personnels de l’Éducation Nationale pour qu’ils se mettent en première ligne et éteignent l’incendie là où la violence politique et sociale a largement pénétré depuis ces dernières années.  .

Afin de permettre d’ « apprendre aux élèves (…) les principes du vivre ensemble, fondés sur la culture de la règle et du droit dans notre société », il est urgent de redonner au système éducatif ainsi qu’à tous les services publics les moyens de leurs missions et surtout il est urgent d’entendre tous les Réunionnais et de répondre à l’exigence légitime de justice sociale.

Pour la FSU, il n’est pas possible, dans les conditions actuelles, d’envisager une reprise des cours dans les établissements scolaires et à  l’université.
La FSU Réunion s’adressera au Recteur et au Président de l’Université en ce sens. Elle fera de même auprès des collectivités pour les personnels territoriaux qui travaillent dans ces établissements.
FSU Réunion

COMMUNIQUÉ DE PRESSE FSU NOVEMBRE 2018 MOUVEMENT SOCIAL

L’ampleur que prend à la Réunion le mouvement des gilets jaunes est le révélateur d’une situation sociale identifiée de longue date et qui ne cesse de s’aggraver. En effet, les signaux sociaux sont au rouge dans notre département : chômage, illettrisme, pauvreté, précarité, inégalités croissantes sont le lot de nombre de nos concitoyens.

La FSU, avec d’autres organisations syndicales, n’a cessé d’alerter les pouvoirs publics sur l’inacceptable difficulté sociale de nombre de Réunionnais et l’urgence à y répondre, par exemple, lors de la mise en place du COSPAR en 2009. C’est pourquoi elle soutient ce mouvement historique de colère porté par les gilets jaunes.

Si la FSU condamne évidemment toute forme de violence qui peut survenir en marge des manifestations, elle observe que depuis l’installation du gouvernement Macron-Philippe, jamais les populations les plus fragiles n’ont été autant matraquées : baisse des APL, des contrats aidés, augmentation de la CSG, attaques sur les droits des salariés (ordonnances Code du Travail), les retraites, les services publics et tout cela en cajolant les plus riches : la suppression de l’impôt de solidarité sur la fortune est à cet égard une immense faute morale.

Mettre en faillite les services publics pour les livrer en pâture au privé (CAP 22), saborder l’enseignement public (réformes des lycées, du bac, suppression de postes…), ré-inventer le tri social à l’école (Parcoursup, enseignement professionnel,…) sont également des fautes morales.
A cette violence politique s’ajoutent un discours autoritaire et méprisant et le refus d’entendre les revendications pourtant légitimes des salariés, chômeurs et retraités défendus par les organisations syndicales.

Les pouvoirs publics se sont employés au fil du temps à jeter le discrédit sur les syndicats, minimisant leur fonction sociale et les accusant de bloquer la modernisation du pays, d’être conservateurs et corporatistes.

Aujourd’hui, le Préfet de la Réunion les invite autour de la table pour éteindre un feu que ce pouvoir a du mal à contenir.

Mais comment ne pas comprendre que, dans ce contexte délité et à force d’entendre qu’elle fait partie des « gens qui ne sont rien », qu’il suffirait de « traverser la rue » pour trouver un emploi, que les aides sociales coûtent « un pognon de dingues » tout en subissant une baisse continue de son pouvoir d’achat, la population Réunionnaise est à bout de patience et n’a plus rien à perdre? Et comment ne pas appuyer ce mouvement s’il permet d’obtenir des avancées significatives sur de nombreux dossiers ?

C’est pourquoi la FSU considère qu’il est plus que temps que le gouvernement entende la colère des Réunionnais et prenne très rapidement les mesures à même d’améliorer la vie quotidienne de toutes et tous. Pour cela, la plateforme intersyndicale est un point d’appui incontournable. Emplois, salaires, pouvoir d’achat, services publics, logements, retraites… il est urgent d’entendre nos revendications.

MOUVEMENT INTER 2019

(B.O spécial N° 5 du 8 novembre 2019)

Participation obligatoire pour tous les stagiaires, ATP, détachés et personnels souhaitant changer d’académie.

Saisie obligatoire sur I-prof à la rubrique « les services/SIAM »

www.education.gouv.fr/iprof-siam

MOUVEMENT SPÉCIFIQUE :

PLP Arts appliqués aux métiers d’art

                           PLP à compétences particulières/BTS

                           DDFPT

Listes indicative des postes vacants disponible sur i-prof

Saisie des vœux du 15 novembre (12h) au

4 décembre (18h) 2018

(15 vœux maximum)

  • Retour de la confirmation d’inscription au Rectorat, par voie hiérarchique, au plus tard le 7 décembre à la DPE3.

  • Envoi de la copie du dossier au chef de l’établissement d’accueil

Attention ! des démarches à faire :

  • Saisie sur i-prof dans la rubrique « votre CV » de tous les éléments concernant les caractéristiques du poste demandé

– Rédiger en ligne une lettre de motivation pour chaque candidature.

MOUVEMENT INTER :

Saisie des vœux : (31 vœux possibles)

du 15 novembre (12h) au 4 décembre (18h) 2018 (heures de Paris)

Les confirmations d’inscription devront être remises au chef d’établissement accompagnées des pièces justificatives nécessaires pour le 13 décembre 2018 au plus tard (conservez un double de votre dossier, et numérotez les pièces jointes).

Les dossiers de CIMM (centres d’intérêt matériel et moraux) : ils doivent être déposés en même temps que la confirmation mais nous vous conseillons de les regrouper ensemble.

POUR TOUT CONSEIL, CONTACTEZ NOUS !!

Télécharger (PDF, 2.32MB)

COMMUNIQUÉ DE PRESSE du SNUEP-FSU 24-10-18

Agression d’une enseignante au Lycée Branly de Créteil :

le SNUEP-FSU condamne et exige des réponses éducatives !

Le SNUEP-FSU apporte tout son soutien à la collègue du lycée Édouard Branly de Créteil qui a subit une agression choquante en fin de semaine dernière. Il exprime sa totale indignation. Il rappelle que cet événement est l’expression d’une dégradation continue des conditions de travail de l’ensemble des personnels de lycée professionnel. 

 Un tel événement n’est pas isolé. Il fait partie d’un continuum d’incivilités trop souvent discréditées par l’administration qui n’assume plus son rôle de protection fonctionnelle vis à vis des personnels. Les sanctions et procédures existent mais elles ne sont pas toutes utilisées.

Le ministre Blanquer prétend “rétablir l’ordre” tandis que le gouvernement annonce tenir prochainement un “comité stratégique” réunissant à la fois le ministère de l’Éducation nationale ainsi que celui de l’Intérieur. Si devant toute agression, une sanction ainsi qu’une réponse rapide et forte s’imposent, en aucun cas des équipes de mobilité, des portiques, des caméras etc. ne sont la solution.

Pour le SNUEP-FSU, la réponse est aussi éducative. Il faut prévenir les problèmes pour qu’ils n’adviennent plus. Il faut redonner des moyens aux lycées professionnels pour augmenter le taux d’encadrement dans les classes, étoffer les vies scolaires avec davantage de CPE et d’AED, renforcer les équipes pluri-professionnelles dans les lycées professionnels avec au moins une infirmière scolaire et une assistante sociale à temps plein dans chaque LP, redonner du temps disciplinaire aux professeur·es de lycée professionnel pour mener à bien leurs enseignements, redonner les moyens de mener des projets décidés par les équipes pédagogiques et aussi soutenir tou·tes les collègues qui se trouvent en difficulté. 

Exsangue aujourd’hui, une formation initiale et continue ambitieuse des personnels est nécessaire pour que chacun·e puisse exercer dans les meilleures conditions.

Le SNUEP-FSU rappelle son opposition à la réforme Blanquer de la voie professionnelle dont les finalités sont à l’opposé de ces objectifs. La réduction des moyens et la multiplication des dispositifs vont dégrader plus encore les conditions de travail des personnels des lycées professionnels alors même qu’ils et elles en sont déjà insatisfaits.

Le SNUEP-FSU revendique l’établissement d’une carte de l’éducation prioritaire pour les lycées, sur des critères nationaux et transparents. Il dénonce le nouveau report, par le ministre, de toute discussion sur l’élargissement de l’éducation prioritaire aux lycées.

Pour défendre nos conditions de travail, notre statut, nos élèves, le SNUEP-FSU appelle l’ensemble des professeur·es et CPE de lycée professionnel à se mettre en grève et à participer aux manifestations le 12 novembre prochain.

Communiqué de presse FSU : violence à l’école

Communiqué de presse – Les Lilas le 22 octobre 2018
FAITS DE VIOLENCE À L’ÉCOLE : NE PAS OUBLIER L’IMPÉRATIF ÉDUCATIF

Deux lycéens ont menacé une enseignante avec une arme à feu factice jeudi 18 octobre pendant un cours. Il s’agit là d’un fait grave.  Un dépôt de plainte a été effectué.

La FSU avec ses syndicats condamnent toute forme de violence, d’où qu’elle vienne, et apportent tout leur soutien à la collègue menacée et à l’équipe de l’établissement.

Le sujet important de l’accompagnement éducatif et social demande de la réflexion et du recul davantage que de la bousculade médiatique et des réponses à visée sécuritaire. L’École n’est pas un sanctuaire. Les débats et la violence qui traversent la société l’affectent aussi. Mais elle est avant tout un lieu d’enseignement et d’éducation.

Les équipes ont à cœur d’y prévenir la violence par un travail collectif quotidien de l’ensemble des personnels : enseignants, CPE et AED, AESH, personnels médico-sociaux, équipe de direction.  Pour y parvenir, elles doivent disposer des moyens nécessaires : humains, formation, concertation, soutien aux projets de prévention de la violence…

Les passages à l’acte des élèves doivent faire l’objet d’une réponse rapide mais non précipitée, proportionnée, et à visée éducative. L’institution se doit de protéger l’ensemble de la communauté éducative, les personnels comme les élèves. De la réponse dans la classe à la saisine du CHSCT et/ou de la justice, l’ensemble des réponses doit pouvoir être mis en œuvre.

La FSU demande au Ministre de prendre la mesure du nécessaire accompagnement des équipes et des outils à mettre en place pour que l’École puisse jouer pleinement son rôle.