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SUICIDE DE Christine Renon, directrice d’école

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DÉCLARATION INTERSYNDICALE au CONSEIL DE L’ÉDUCATION NATIONALE du 3 octobre

Les organisations syndicales FSU, FNEC-FP-FO, SUD ÉDUCATION, CGTR-EDUC’ACTION, SAIPER, UNSA et SGEN-CFDT réunies ce jour présentent leurs condoléances à la famille, aux proches et aux collègues de Christine RENON, directrice d’école à Pantin.
Le geste désespéré de Christine le samedi 21 septembre bouleverse tous les personnels de l’Éducation Nationale.
Il témoigne d’une situation d’extrême souffrance au travail dans laquelle de nombreux collègues se reconnaissent et qui fait écho au mal-être de l’ensemble de la profession.
Sa lettre posthume décrit parfaitement l’épuisement face à l’accumulation de taches et d’injonctions impossibles à mettre en œuvre et qui l’ont conduit à l’irréparable pour mettre un
terme à sa souffrance.
Les réformes à marche forcée, les pressions hiérarchiques pour les appliquer, contre l’avis de toutes les instances de dialogue social et des collègues eux-mêmes heurtent leur professionnalisme et bafouent leurs valeurs humaines et professionnelles. C’est particulièrement douloureux quand ils constatent de plus que toutes ces réformes ne sont pas guidées par l’intérêt des élèves qui est le moteur de leur investissement dans le métier.
Des mesures immédiates doivent être prises pour améliorer durablement les conditions de travail des directeurs et directrices d’école mais aussi de l’ensemble des personnels: rétablissement des aides administratives, arrêt des prescriptions et injonctions hiérarchiques qui conduisent à une perte de sens de nos métiers.
L’institution est responsable. Il faut des réponses concrètes pour garantir la santé, l’intégrité morale et physique de tous les personnels.
Chacun ici présent doit prendre sa part et contribuer à son niveau afin qu’une telle tragédie ne se reproduise jamais.

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LUNDI 28 OCTOBRE 2019

à partir de 9h00

au LP Patu de Rosemont à St Benoit

ou

JEUDI 31 OCTOBRE 2019

à partir de 9h00

au LP Vue Belle à La Saline les Hauts

Déclaration de rentrée du SNUEP-FSU

“La charge de travail va affecter les personnels jusque dans leur vie personnelle”

La rentrée 2019 “va être tendue et compliquée pour les personnels comme pour les jeunes”, alerte Sigrid Girardin, secrétaire générale du Snuep-FSU, le 28 août 2019. Inquiet du “travail supplémentaire” induit par la réforme de la voie professionnelle pour les personnels, le syndicat a alerté le CHSCT sur d’éventuels risques psychosociaux. Sigrid Girardin juge la priorité donnée au développement de l’apprentissage “irresponsable”. Le syndicat appelle les enseignants à se réunir lors de la prérentrée, ce 30 août. Si une contestation émerge, le Snuep “prendra ses responsabilités”.

“Nous sommes d’accord avec le ministre de l’Éducation nationale, c’est un nouveau lycée professionnel qui se dessine. Un lycée plus désorganisé, moins performant et qui va laisser de côté, encore plus, les élèves les plus en difficulté”, déplore Sigrid Girardin lors de la conférence de presse de rentrée du troisième syndicat de professeurs de lycée professionnel, le 28 août 2019.

Des emplois du temps à trou

Alors que la réforme de la voie professionnelle entre en vigueur, la syndicaliste estime que la rentrée va être “tendue et compliquée pour les personnels comme pour les jeunes”. Mise en place de la co-intervention, de la mixité des publics dans les classes – avec des élèves sous statut scolaire et des apprentis, nouveaux programmes… “La charge de travail induite par la réforme va affecter les personnels jusque dans leur vie personnelle”, redoute Sigrid Girardin.

Le dispositif de co-intervention, selon lequel les enseignants de lettres-histoire-géographie et de mathématiques-sciences devront enseigner 1 heure par semaine avec leurs collègues de disciplines professionnelles, “amène de fortes contraintes sur les emplois du temps”.

“Ça ne va pas être tenable. Une fois la réforme en place dans les classes de première et de terminale, un professeur de mathématiques aura 5 ou 6 heures de co-intervention par semaine. Leurs emplois du temps vont devoir être conciliés avec ceux de différents professeurs de matières professionnelles. Les emplois du temps à trou vont donc se multiplier”, ajoute Axel Benoist, co-secrétaire général. “On demande aux PLP d’être de supers-profs, capables de maîtriser plusieurs programmes à la fois”, critique encore Sigrid Girardin.

Un développement de l’apprentissage “irresponsable”

Selon le Snuep, le lycée professionnel va fonctionner avec 300 postes de PLP en moins pour autant d’élèves. “Pire, nous vivons notre premier plan social avec la fermeture de la moitié des filières de gestion-administration d’ici à 2022. 1 500 postes sont concernés”, ajoute Sigrid Girardin.

Autre sujet d’inquiétude pour le syndicat, le “développement de l’apprentissage au détriment de la voie professionnelle”. “Proposer à des jeunes de 15-16 ans un statut de salarié quand on connaît la dureté du monde du travail, c’est irresponsable et cela va à rebours du progrès social”, accuse la secrétaire générale.

Le syndicat annonce qu’il a alerté le CHSCT sur les “risques psychosociaux induits par la réforme”. Il sera entendu le 5 septembre. Il appelle aussi les professeurs de lycée professionnel à se réunir lors de la prérentrée, ce 30 août. “Nous allons mesurer si la contestation des collègues contre la réforme se transforme en mobilisation. Si c’est le cas, nous prendrons nos responsabilités”, assure Sigrid Girardin.

VISITE du MINISTRE Lundi 19 août

DÉCLARATION COMMUNE INTERSYNDICALE

(FSU, CGTR, SUD, CFDT, FO, CFTC, UNSA, SAIPER, AD-CGC, SNPTES)

Monsieur le Ministre,
Vous venez pour la 3ème fois à la Réunion à l’occasion d’une rentrée scolaire par contre c’est bien la 1ère fois que vous consentez à nous rencontrer en personne. Il n’est évidemment jamais trop tard pour bien faire mais nous aurions apprécié une écoute des professionnels que nous sommes et que nous représentons et moins de mépris pendant ces très nombreux mois passés à vous interpeller en vain sur la nocivité de vos réformes, dont cette loi qui porte décidément mal son nom tant la confiance est altérée. Nous nous souvenons tout de même du rejet quasi unanime par le CSE d’octobre 2018 de ce qui n’était encore à l’époque qu’un projet de loi.
Cette confiance altérée résulte aussi des trop nombreux signaux envoyés contre le paritarisme ; nous pensons par exemple à l’évolution prévue des CAP qui seront vidées de leur substance et à la fusion des CHS-CT dans les CT, deux mesures qui contribueront à empêcher les représentants des personnels de les défendre efficacement contre l’arbitraire et toutes les formes de souffrance au travail.
Localement, nous assistons aussi au délitement du dialogue social et, nous osons le dire, de la démocratie. Il suffit d’évoquer le calendrier scolaire pour en être convaincus ; en effet, M. Le Recteur a choisi de refuser à l’ensemble de la communauté éducative la possibilité de s’exprimer sur le choix du calendrier 2020-2023 et de limiter les débats du CEN (s’ils ont lieu un jour) à deux options presque identiques alors qu’un troisième modèle avait été proposé. Ce n’est pas notre conception du dialogue et de la démocratie. Localement
toujours, nous déplorons que la loi même ne soit pas toujours respectée, c’est le cas en particulier concernant la formation des enseignants en Éducation Prioritaire : il n’y a nulle part 9 jours de formation annuels.
Quant à la gestion des ressources humaines telle qu’elle est pratiquée envers les personnels administratifs et techniques, les infirmières scolaires et les agents non-titulaires, elle se révèle trop souvent déplorable. Des emplois sont supprimés dans les services, mais pour assurer les missions toujours plus nombreuses le recours à des emplois précaires est devenue la règle !
Les AESH font aussi les frais de cette gestion, ce qui nous amène à évoquer un élément de votre programme de mardi dont vous faites la promotion: l’école inclusive. Vous avez décidé de diminuer le
nombre d’AESH et d’absorber ces suppressions d’emplois par leur mutualisation. Et les élèves dans tout ça ? Particulièrement tous ceux qui ont besoin d’un personnel dédié qui ne peut pas être partagé quand d’autres n’en ont pas du tout ou au mieux quelques heures dispersées dans la semaine : tous les professionnels de terrain sont capables de vous le dire, voilà une des réalités des salles de classe auxquelles vous ne répondez pas.
Nous tenons aussi ici à dénoncer l’absence de prise de décision de l’autorité académique lorsque des dysfonctionnements dans la gouvernance des EPLE sont signalés, on préfère jouer le pourrissement, ce qui est inacceptable pour l’ensemble des personnels.
Cette confiance altérée résulte aussi de la multiplication des pressions et des sanctions à l’égard de nombreux personnels qui ont usé de leur droit de grève ou d’expression pour dénoncer vos réformes ou qui refusent de s’inscrire dans une culture de l’évaluation qui peine pourtant à démontrer son utilité.
Nous sommes indignés et apportons publiquement notre total soutien à ces collègues.
Tout ceci en fait préfigure ce que sera l’application du premier article de votre loi qui s’attaque à la liberté d’expression des agents au motif d’un devoir d’exemplarité dont les contours sont évidemment et
volontairement flous.
Revenons au système éducatif tel qu’il fonctionne -mal- à la Réunion. Cette audience d’aujourd’hui ne suffirait pas à énumérer tous ses maux. Prenons simplement quelques points secteur par secteur.
Commençons par le 1 er degré.
Les écoles datant des années 60-70 sont inadaptées à l’accueil des jeunes élèves (classes trop petites, chaleur extrême, bâti plus aux normes …) sans aucun projet à court ou moyen terme pour améliorer la situation de la part des mairies et de l’académie. Cela ne permet pas d’offrir à nos élèves les meilleures conditions de travail ; ce sujet ne relève certes pas de vos compétences mais avant d’imposer quelque dispositif que ce soit, il aurait été judicieux de prendre en compte cette réalité. Difficile par exemple dans certaines écoles en
REP ou REP+ de pousser les murs pour pouvoir dédoubler les classes. Annoncer par ailleurs la création de 122 postes relève du pur affichage d’autant plus que 21 de ces postes concernent le 2nd degré ; les autres résultent d’un redéploiement dans le sens inverse et ne couvrent même pas tous les besoins ; on trouve en effet fréquemment des classes dédoublées avec 14, 15, 16,… élèves. Dans les faits et pour les collègues, rien ne change dans leur quotidien notamment dans les autres niveaux de classe et hors Éducation Prioritaire où les effectifs explosent. Pensez-vous sincèrement possible de faire réussir 30 élèves, voire plus dans une
même classe ?
Voilà encore une réalité qui semble vous avoir échappé.
Les directions d’école sont aussi en grande souffrance. La suppression des aides à la direction a largement contribué à la dégradation des conditions d’accueil des élèves et des familles et de la sécurité dans les écoles.
Dans notre académie, elles sont nombreuses à approcher la taille d’un collège. Gérer seul/e de telles structures relève du défi impossible.
Le 2nd degré général et technologique: vous avez une fois encore contre l’avis des professionnels et du CSE choisi d’imposer les réformes des lycées, du bac et Parcoursup. A la Réunion, un territoire déjà fortement marqué par les inégalités sociales, ces réformes ne feront que les creuser encore davantage.
Nous avions déjà constaté les manquements de Parcoursup et cette année, nous avons même eu droit à un prétendu bug. L’opacité de ce système de sélection est toujours d’actualité. Quant à la réforme du lycée, sans surprise, elle a tendance à favoriser les plus favorisées…
Pour ce qui est de sa mise en place, nous pouvons à tout le moins la qualifier de chaotique : élèves à cheval sur 2 lycées, classes surchargées (jusqu’à 40 parfois pour les spécialités victimes de leur succès), stratégies de reconstruction de filières, combinaisons improbables,…, la liste est longue. Cette réforme précède par
ailleurs, et nous en sommes là aussi consternés, la fin du baccalauréat à caractère national au profit d’un baccalauréat « à la carte », de ce fait démonétisé et la fin du baccalauréat comme premier diplôme
universitaire. Imposer à nos jeunes une telle course d’obstacles est indigne !
Et pour couronner le tout le nombre de postes est en constante diminution, bien au-delà des chiffres officiels.
L’enseignement professionnel sous statut scolaire est bien le grand sacrifié de l’histoire. Après la très controversée réforme du bac pro 3 ans, il s’achemine inexorablement vers le tout apprentissage.
A la Réunion, où le tissu économique est très contraint, une telle généralisation aura des effets désastreux.
Comme tous les personnels, les enseignants sont épuisés par la succession de réformes ineptes qui s’ajoutent à des conditions de travail fortement dégradées face à des classes où cohabitent des élèves en formation initiale, des apprentis, et parmi eux des élèves orientés par défaut et donc démotivés, bientôt aussi des adultes, sans parler des conditions d’accueil des élèves porteurs de handicap et nous en revenons à l’école inclusive qui relève de toute évidence de l’incantation. La mixité des publics n’est pas la solution adaptée.
S’il n’y avait que ça ! Parlons de la réduction des heures d’enseignement. La réduction des horaires hebdomadaires a toujours été néfaste aux élèves de LP en difficulté car ceux-là n’ont pas souvent les moyens d’une compensation hors école publique et gratuite. En outre, financer l’AP en HSE ne garantira pas qu’elle
soit offerte partout. Les élèves n’y gagneront donc rien, par contre, cette réduction permet de supprimer massivement des postes de PLP. Tout cela va, bien sûr, contribuer à la voie de l’excellence !
C’est un immense gâchis d’autant qu’à la Réunion la voie professionnelle attire de nombreux jeunes qui aspirent à une formation de qualité pour espérer accéder à un emploi qualifié.
La Réunion est marquée par un chômage élevé, une population à 40 % sous le seuil de pauvreté et un chiffre constant de 100 000 illettrés.
Dans ce contexte, les services publics sont le seul rempart contre les inégalités sociales pour de nombreux usagers mais aussi pour les jeunes en recherche d’emploi. Ici en effet, un tiers des salariés travaillent dans la Fonction Publique. Supprimer des emplois dans l’Éducation revient à sacrifier l’accès à une formation de
qualité et à renforcer le chômage. Le projet de recours massif aux emplois précaires en lieu et place d’emplois décents sous statut est une grave erreur.
Vous nous précipitez, Monsieur le Ministre, vers une école à deux vitesses incapable de contribuer à une plus grande égalité des chances. Notre département est déjà largement malmené, n’aggravez pas la situation par une loi et des réformes dont personne ne veut.

GRÈVE CONTRE LA RÉFORME BLANQUER

LUNDI 17 JUIN
GRÈVE DE LA SURVEILLANCE DES EXAMENS
Rassemblement devant le Rectorat à partir de 13h30
A L’APPEL DE L’INTERSYNDICALE FSU (SNES, SNEP, SNUEP, SNETAP), FO, SUD, SNALC
De la même manière que le projet de loi de “transformation” de la Fonction Publique va dévaster les services publics, les réformes que nous combattons dans l’Éducation Nationale vont transformer radicalement tout le système éducatif.
Nos conditions de travail ne peuvent que s’aggraver: programmes décidés sans concertation, horaires réduits, années de Première et Terminale tronquées, classes plus chargées, concertations et évaluations à n’en plus finir, suppressions de postes d’enseignants, de personnels administratifs,…, menaces sur la place des infirmières scolaires dans les établissements scolaires, menaces sur les statuts, précarité accrue,…
N’écoutant que lui-même, le ministre refuse le dialogue alors même que tous les votes au Conseil supérieur de l’éducation (personnels, parents, élèves…) lui sont défavorables depuis des mois. Il maintient sa loi pour une École de la confiance qui conduit, par l’intimidation, à museler la profession.
Depuis plus d’un an, tous les partenaires de l’École, syndicats et autres, ont multiplié les alertes ; malgré cela, le ministre a accéléré le train de ses réformes improvisées et précipitées.
Dans ces conditions, c’est lui qui nous impose cette modalité d’action et en appelle maintenant à notre professionnalisme tout en refusant d’écouter les professionnels que nous sommes !
C’est pourquoi la FSU appelle tous les personnels de l’Éducation Nationale à faire grève lundi 17 juin, jour de surveillance des premières épreuves du bac, et à manifester devant le rectorat à partir de 13h30.
                        

DÉCLARATION LIMINAIRE CAPA Hors Classe 2019 du 5-06-19

Dans la voie professionnelle, à la prochaine rentrée, la réforme se met en place. Le constat global des PLP est que les élèves seront moins bien formé·es. La diminution des heures d’enseignement et l’instauration de dispositifs tels que les familles de métiers, la co-intervention ou le chef d’œuvre entraîneront une diminution des connaissances, savoirs, savoir-faire et gestes professionnels enseignés. Pour cette mise en œuvre, les personnels sont sommés de mettre en place rapidement et sans réelle formation la réforme. Les réunions mises en place dans notre académie ont le mérite d’exister mais ne répondent pas aux besoins des personnels. De plus, alors qu’il est demandé de faire du travail collectif, aucune possibilité de réunions de concertation régulières n’est prévue dans les textes et dépendront du bon vouloir des chefs d’établissement. Les PLP vont voir leurs conditions de travail fortement dégradées dans un contexte global où elles étaient déjà difficiles. Le SNUEP-FSU rappelle son opposition à cette réforme.

Est-ce le stress de l’organisation de ces réformes qui provoquent une rigidification des relations entre les personnels de direction et les enseignants. Est-il utile de refuser le suivi de classe systématiquement, de ne pas fournir de fiche de vœux, d’être coercitif sur la participation aux réunions, de multiplier les exigences… en cette période de profonds changements ? De nombreux PLP sont en situation de questionnement sur le bien fondé de leur métier, sur leur capacité d’adaptation aux demandes sans cesse renouvelées qui leur sont faites et, de facto, sur la possibilité de renoncer à leur métier. La bienveillance prônée pour les élèves depuis plusieurs années n’est toujours pas appliquée aux enseignants, accusés de tous les maux -trop exigeants, trop sévères, pédagogie non adaptée, mauvaise évaluation des élèves, jamais assez disponibles, contacts avec la direction insuffisants, manque de projets,…- la liste n’est pas exhaustive. Il faut donc être tous en bonne santé, sans enfant, sans vie de famille, joignable H24, réactif, créatif mais malléable… enfin vous comprendrez que la quadrature du cercle est telle que beaucoup d’entre nous s’y perdent. Autre leitmotiv, l’exemplarité que notre Ministre nous impose dans sa loi pour l’École. Que devons nous entendre par ce mot, quels concepts ou valeurs recouvre-il ? Et surtout, ce mot s’applique-t-il en dehors du corps enseignant quand on voit dans certains établissements les «exemples» donnés par les personnels d’encadrement. Il serait urgent de prendre en compte le désarroi de nombreuses équipes et mettre en place un accompagnement plutôt qu’un management autoritaire.

Concernant la promotion à la hors classe, le protocole PPCR acte que les personnels partent à la retraite au moins à la hors classe sauf cas exceptionnels. Pourtant des problèmes persistent et 15 PLP au 11ème échelon ne sont pas promus dont certains sont proches de la retraite. Nous notons que plusieurs d’entre eux ont des problèmes de santé… ceci explique-t-il cela ? Ces avis prennent-ils en compte la totalité de la carrière comme prévu dans le BO ou seulement les quelques dernières années ? Les barèmes actuels ne favorisent pas encore suffisamment les enseignant·es parvenu·es aux échelons 10 et 11 par rapport à ceux de l’échelon 9 avec un avis excellent. Que pensez des avis «à consolider» portés par les seuls 10 et 11ème et pas les 9ème  ?

De plus, il serait souhaitable d’ouvrir la possibilité d’une révision à la hausse des avis en CAPA aujourd’hui afin de permettre la promotion de nos collègues proches de la retraite qui ne sont pas proposés. Par ailleurs, cette révision des avis doit être introduite dans les textes afin de donner une perspective de progression dans l’exercice du métier, qui n’est aujourd’hui pas reconnue en raison de l’avis figé au-delà du rendez-vous de carrière du 9eme échelon.

Le SNUEP-FSU revendique une véritable revalorisation passant par la suppression de la hors classe et de la classe exceptionnelle ainsi que la refonte des grilles indiciaires en une échelle unique sur 13 échelons à l’indice terminal 1063. Le SNUEP-FSU veillera à ce que les disciplines et les femmes ne soient pas lésées et continuera à combattre toutes les tentatives de promotion dite au mérite pour permettre l’accès au grade de la hors classe de l’ensemble des collègues au 11ème échelon, en attachant un intérêt particulier à ceux proches d’un départ à la retraite.

Aujourd’hui, comme lors du Groupe de travail des vœux et barèmes du mouvement Intra, le SNUEP-FSU déplore la suppression annoncée des commissions paritaires car les opérations de carrière vont aller vers l’opacité des décisions, la multiplication des erreurs. Et bien sur, au détriment de tous les personnels.